L'attente
Les minutes s’égrainent lentement, sans vie
Prolongent le supplice, vice sans délice
Qui me noie dans ce doux et divin calice
Où règnent les songes de toute mon envie
Une à une, je les sens, je suis à l’agonie
Mon espoir, la revoir avant le solstice
Qu’elle m’éloigne de ce grand précipice
Et m’enlève avec son amour. Quelle énergie !
Enfin, elle arrive, ma douce complice
Me libère tendrement dans les coulisses
D’une horloge monstrueuse sans destin
Où les âmes et les esprits, tous des malins,
M’ont abandonné avec tous leurs complices.
Désormais, elle et moi, nous ne formons plus qu’un
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