L'hiver
Les feuilles tombent une à une doucement
Et la pluie transperce nos cœurs en douceur
La vie s’éloigne peu à peu sans malheur
Et laisse le froid nous envahir lentement
Le vent arrache les dernières couleurs
Et laisse le frimas agir avec rancœur
Blanchir les branches dans le tourment
Et porter la nuit à son firmament
Tout est blanc, chacun reste chez soi
Le feu brûle dans la cheminée en pierre
Les histoires contées autour du feu de bois
Réchauffent les cœurs oubliant ce cimetière
Les enfants s’amusent dans la neige enchantée
Un bonhomme avec une carotte à la place du nez
Vient de naître des mains de ces lutins ensorcelés
Que rien, même leurs joues glacées ne vient troubler
L’hiver et son ardeur ont comblé les terres
Livré son malheur comme son bonheur
Chacun attend et parfois même espère
Qu’il partira avec ses souvenir et des fleurs