Cruelle vanité (ré-édition)
Hautaine et froide, tel un splendide glacier,
Elle s’approche en chuchotant doucement
Les effroyables horreurs du dément,
Qui brûlent les corps de notre charnier.
Pourrait-elle avoir un peu de pitié
Et nous laisser espérer un moment
De vivre un jour plus doux et clément.
Mais peut-on rêver qu’elle soit rassasier
De nous voir chaque jour pleurer, crier
Toutes les larmes auxquelles je mens
Par peur de m’attirer un châtiment
Que même l’amour ne peut supplier
Par peur de vivre les genoux pliés
Sous le poids de notre dernier ciment
Qui amène le dernier jugement
Loin de l’hautaine et froide vanité.