Un lien trop fort (ré-édition)
Voilà les liens du dément qui s’enchaînent
Prêts à livrer leur précieux trésor sans peine
Prêts à me délivrer de toutes ces chaînes
Qui me lient à ces corps, à cette immense haine
A bout de souffle, j’ai peur et je m’enfuis
De ce monde de ces cris livrés à l’ennui
De ce monde rampant, dégoulinant sans bruit
Le long de mon cœur sous cette maudite pluie.
Voilà, la gardienne m’attend sous le tonnerre
L’affronter, c’est comme entrer en guerre
L’affronter c’est plonger au sein des terres
Où sangsues et vipères règnent en mères.
La lutte commence, je saigne et pleure
J’esquive, j’affronte ces terribles leurres
Mais enfin, sous son aile, même si j’ai peur
Je dois porter le coup final, c’est son heure
Mes cheveux tombent sur mes épaules
Agenouillé, ma main doucement frôle
Ce corps qui m’avait livré à ce rôle
Sans me prêter une âme, une épaule.