Les marins
Les marins chantent sur les ports
Pour les femmes de passage
Vident leurs peines et leurs sorts
Dans des vins sans âge
Mais lorsqu’ils montent à bord
Malgré leur ermitage
Ils livrent aux dieux leur sort
Pour finir ce voyage
Haut, si haut flotte le drapeau
Haut, si haut par-dessus les flots
Haut, si haut flotte le drapeau
Haut, si haut loin de ces corbeaux
Fatigués, harassés, par toutes ces années
Passées loin de leur terre
Affamés, assoiffés par toutes ces années
A voir s’envoler leurs chimères
Passer son temps à ramer, à s’user
Comme des loups solitaires
Gâcher sa fierté, pour voir s’envoler
Un drapeau trop loin de sa terre
Haut, si haut flotte le drapeau
Haut, si haut par-dessus les flots
Haut, si haut flotte le drapeau
Haut, si haut loin de ces corbeaux